Commentaire / Promotion immobilière : le discours décalé !
Adulés une première fois, les promoteurs immobiliers algériens font l’objet d’un retour de manivelle inexpliqué de la part des pouvoirs publics. Cela se traduit presque par du mépris vis-à-vis d’eux. Associés en tant que principaux acteurs économiques dans la résolution de la crise du logement qui a longtemps frappé l’Algérie, ces derniers sont tout simplement rebutés, comme en atteste cette batterie de décisions,pondue dans le fameux projet de Loi sur la promotion immobilière. Dont la plus humiliante, parmi les 13 cas de sanctions pénales en cas d’infraction à la réglementation ; la pénalisation des actes de gestion. La rupture de confiance est immédiate entre les opérateurs et les pouvoirs publics. Avec l’épée de Damoclès qui plane sur les têtes, il est difficile de recouvrer cette confiance, chèrement payée aujourd’hui, ose-t-on dire. Où en est maintenant l’intérêt dans tout cela? La question trouvera difficilement une réponse ici, même si par ce projet de loi -est supposé- protéger l’intérêt du client. A ce propos, il y a à redire, car l’acquéreur ne jouit finalement de son bien qu’à une certaine limite à cause de l’incessibilité imposée de 10 ans. Cela dit, il y a une question centrale que posent les promoteurs, à savoir celle de l’augmentation de l’offre de logements. Elle est essentielle dans le sens où, elle demeure un moyen intrinsèque pour endiguer la spéculation et la flambée des prix de l’immobilier. Pourquoi n’y va-t-on pas tout simplement ? Le marché se régulera de lui-même, la place sera laissée aux vrais professionnels de l’immobilier. Et la spéculation sera ainsi atténuée.
Karim Bennacef



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